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Dimanche 4 juin 2006

Nous venons d'envoyer à l'imprimeur notre nouveau petit bijou de SF : La Voix de Wormwood, par l'écrivain anglais Ian Watson. Vous pouvez déjà le commander en cliquant sur la couverture. Attention, cette édition est limitée à 100 exemplaires ! Il n'y en aura pas pour tout le monde !
Par DREAMPRESS - Publié dans : DREAMPRESS NEWS
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Dimanche 4 juin 2006
Par DREAMPRESS - Publié dans : Le Livre des livres de Stephen King
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Dimanche 4 juin 2006

Pour inaugurer cette série de posts consacrée à l'aventure de nos deux Ténèbreux au Festival Imaginales 2006 à Epinal, commençons par une photographie rare : Benoît Domis (notre gérant) et Daniel Conrad (notre directeur littéraire) pris en flagrant délit, le verre à la main. C'est le fait de les voir ensemble sur une photo qui est rare, pas de les voir un verre à la main !

Photo (c) Fabienne Rose
Par DREAMPRESS - Publié dans : LA VIE DE NOTRE EQUIPE
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Dimanche 30 avril 2006
Pour fêter la naissance de ce blog, nous proposons à ceux qui nous découvrent grâce à ce support, mais aussi à nos fidèles lecteurs qui vont pouvoir suivre nos réalisations et offres en temps réel :

- La prolongation de notre offre spéciale concernant nos ouvrages en français (ATTENTION QUANTITES LIMITEES).



- Une opération pour les anglicistes sur des ouvrages rares concernant Stephen King, Clive Barker et Ramsey Campbell
(ATTENTION QUANTITES LIMITEES).


Par Benoît Domis - Publié dans : NOS OFFRES SPECIALES
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Dimanche 30 avril 2006
Par Daniel Conrad - Publié dans : Le Livre des livres de Stephen King
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Dimanche 30 avril 2006
Notre première newsletter en ligne :
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Par DREAMPRESS - Publié dans : NOS OFFRES SPECIALES
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Dimanche 30 avril 2006

Renaud des Îles ne reviendra pas pour ce Noël. La mer l'a avalé goulûment sans penser à sa femme, sa fille et son fils. Pauvres hères qui vont devoir lutter contre le chagrin. Jusqu'au jour où le charmeur de serpent entre dans leur vie, passant de simple saltimbanque faisant sourire la mère, à compagnon venant s'installer dans les murs de Renaud des Îles. Des murs qui devaient protéger sa famille mais qui cette fois, vont cacher un être sournois, un être charmeur mais dangereux, le serpent à collerette…

Ce court roman de Francis Berthelot, qui revient dans le giron du fantastique après avoir navigué dans les sphères de la littérature blanche (avait-il vraiment quitté l'un et seulement rencontré l'autre il y a peu ?) est un conte fantastique déroutant. La mise en place est écrite dans un mélange de conte à la Grimm et de roman du 19ème siècle. Avec une certaine lenteur permettant d'installer les personnages, leur donnant à chacun, par petites touches habiles, tous les éléments nécessaires à faire éclater le drame caché au fil des pages. Le personnage du charmeur s'insinue dans la vie de cette pauvre famille, profitant de leur faiblesse, et va diffuser son venin peu à peu, créant intrigue et méfiance dans la cellule familiale fragile. Le brio de ce roman se trouve dans la façon qu'a Berthelot d'amener le lecteur à comprendre au fur et à mesure quel est le mal qui ronge cette famille sans pour autant en parler directement. (attention, ce qui va être écrit maintenant risque de vous enlever un peu de la saveur que renferme ce roman, alors arrêtez-vous là d si vous voulez la conserver, vous lirez la suite après, et sachez que ce livre est excellent !)

Berthelot aborde avec talent un sujet qui met toujours mal à l'aise et que l'on peut soit toucher du doigt sans jamais oser s'y plonger et donc rater le message d'alerte que l'on voulait donner, ou alors s'y perdre en devenant voyeur et malsain, et là, autant dire que le message est mort-né. Oui, l'inceste et l'abus sexuel sont des sujets épineux que Berthelot a su dénoncer grâce à sa maîtrise de l'écriture et des codes du fantastique qu'il manipule avec grandeur. Ce premier roman publié chez la toute nouvelle maison d'édition Dreampress.com est une réussite littéraire.

Michaël ESPINOSA
Critique reprise du site Lefantastique.net (2003)


 

 

Par Michaël Espinosa - Publié dans : Le Serpent à collerette - Francis Berthelot
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Dimanche 30 avril 2006

Le nouveau Ténèbres est enfin arrivé ! Que tous les amateurs de Stephen King se renseignent sur le site http://www.tenebres.com pour se le procurer (attention, il est paru en tirage limité) ! Avec ce numéro spécial, les co-rédacteurs en chef, Laurent Bourdier, Daniel Conrad et Benoît Domis, n’ont pas fait les choses à moitié, loin s’en faut ! Outre leurs articles personnels, marqués du professionnalisme qui leur est propre et de leur très grande connaissance de l’auteur, ils entrouvrent pour nous des portes autrefois fermées...

Des interviews des proches ou des connaissances - parfois célèbres - de Stephen King, des essais, des avis éclairés sur son oeuvre et des infos - et autres anecdotes - non encore dévoilées à ce jour, voilà ce qui fait l’affiche de ce numéro spécial. Mais plus encore que tout cela, car vous ne savez pas encore le meilleur... Des textes inédits (en français) du maître de l’horreur lui-même... Une nouvelle, ”La Caisse“ (The Crate) et un court roman, ”Tout est éventuel“ (Everything’s Eventual), plus une nouvelle traduction de son texte ”Le Chat de l’enfer (The Cat From Hell).

Que Stephen King leur propose trois de ses écrits, des photos et une interview exclusive, on ne pouvait espérer mieux... Et les rédacteurs de Ténèbres n’auraient pu imaginer cela, même dans leurs rêves les plus fous ! Mais voilà, c’est arrivé, et l’on peut soupeser aujourd’hui le poids de toutes ces confidences et de ces textes (il y a encore d’autres nouvelles inédites, d’auteurs connus, mais je vous laisse quelques surprises) et se targuer de faire partie des privilégiés qui en profiteront...

Valérie FRANCES
Critique reprise du site Le fantastique.net (2001)


 

 

Par Valérie Frances - Publié dans : La mythique revue Ténèbres
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Dimanche 30 avril 2006

Il faut prendre sa respiration avant de s'attaquer à ce numéro de revue, car le bazar (avec un seul "a") pèse ses quatre cents pages bien tassées. Bon, d'accord, pour King, quatre cents pages c'est une grosse nouvelle ; mais tout de même…
Ce numéro spécial comporte trois fictions de King.
"La Caisse" date de 1979 et est inédite en France — elle a toutefois été adaptée dans la BD Creepshow ; d'ailleurs, quelques cases accompagnent ici la nouvelle. Un professeur de zoologie découvre dans une cave de son université une caisse vieille de plus d'un siècle, en provenance de l'Antarctique. Elle s'avère contenir une créature meurtrière, dont l'un des protagonistes se servira pour une vengeance personnelle… Le texte est relativement classique (le monstre, la vengeance), avec un peu d'originalité dans la forme (alternance de deux narrations). Le résultat, s'il ne comptera pas parmi les meilleures nouvelles de King, est très agréable à lire.
Le plat de résistance est une novella de 1997, inédite en France : "Tout est éventuel". Dinky, un jeune homme sans avenir, se voir proposer un jour un boulot bien particulier, exploitant le don surnaturel qu'il possède. L'intrigue est assez mince, eu égard à la taille du texte, mais l'intérêt provient des descriptions données par l'auteur. Tout d'abord, de la vie de Dinky depuis qu'il travaille pour ses mystérieux commanditaires : on pourvoit à ses besoins, il est parfaitement libre de son emploi du temps, mais il n'a le droit de rien posséder. La cage dorée s'avère alors munie d'un cadenas bien solide, et l'existence de prime abord idyllique du protagoniste prend rapidement des allures de cauchemar. Puis Dinky revient sur les circonstances qui l'ont amené dans cette situation, la nature de son pouvoir et l'usage qu'on lui en demande ; et les apparences se révèlent, comme toujours, trompeuses… Basé sur des idées originales, "Tout est éventuel" est un très bon texte.
"Le Chat de l'enfer" a déjà été publiée en France (sous une autre traduction) dans une anthologie de fantastique félin. Un vieil homme fait appel à un tueur à gages pour se débarrasser d'un matou qu'il croit démoniaque et aurait déjà tué trois personnes de son entourage. Quelque peu classique, ce texte d'horreur est toutefois très efficace, avec une fin assez spectaculaire.

D'autres fictions accompagnent ces trois textes, quatre nouvelles plus ou moins en rapport avec Stephen King.
Dans "L'Homme qui refusait d'être King", de Stanley Wiater, un fan d'un écrivain qui n'est pas nommé — mais dont on devine l'identité…! — s'introduit dans une maison et s'en mordra les doigts — enfin, c'est surtout lui qui va se faire mordre. Bourrée de références kingiennes, le texte est amusant, même s'il ne casse pas cinq pattes à un chat.
Ramsey Campbell présente "Bienvenue dans la chambre 217" comme un témoignage véridique. Une femme de chambre dans un hôtel en Angleterre, impressionnée par l'œuvre de King et en particulier Shining, est prise de panique en faisant une chambre. Personnellement, j'ai trouvé ce texte assez peu intéressant : enlevées les références aux livres de King, il ne reste plus grand-chose, et j'ai trouvé la nouvelle de Wiater plus savoureuse.
"La Route de nulle part", de Sean Williams, a peu à voir avec King, mis à part une ambiance à la Désolation. Elle conte d'étranges événements se déroulant sur une longue autoroute d'Australie. Je ne l'ai pas trouvée très palpitante.
La quatrième fiction n'a quant à elle rien à voir avec King. Dans "Cinq jours en avril", Brian Hopkins met en scène une équipe de sauvetage envoyée sur les lieux d'un attentat terroriste, un immeuble détruit à Oklahoma City. Les personnages sont originaux, la description de leurs techniques de sauvetage originale. Mais je n'ai guère apprécié la fin, trop pleine de bons sentiments et de morale religieuse.

Comme la rédaction de Ténèbres est sympa avec ses lecteurs, outre ces sept fictions elle nous propose un matériel rédactionnel volumineux, à commencer par un bon paquet d'articles. “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur King”, en quelque sorte…
George Beahm dresse un long et passionnant portrait de King, s'attardant sur sa vie et sur la gestation et l'évolution de son œuvre. Laurent Bourdier se livre à une analyse très pertinente des rapports entre l'œuvre de King et sa vie, et comment il s'est servi de celle-ci pour alimenter celle-là. Laurent Bourdier, encore lui, décortique dans un court article les rapports qu'entretient King avec la musique, à la fois dans sa vie et dans son œuvre. Daniel Conrad dresse un portait de Richard Bachman : comment il est né, comment il est mort, et nous parle de ses six romans pré- et posthumes. Tyson Blue fait le point sur la manière dont les thèmes spirituels ont été abordés dans les livres de King. Laurent Bourdier, toujours lui, explique l'attitude de King par rapport à la censure, l'auto-censure et les libertés individuelles, suite à sa décision de retirer le roman Rage de la vente. Jean-Daniel Brèque nous parle des problèmes de traduction en général, et de Stephen King en particulier.
Harlan Ellison, quant à lui, explique pourquoi l'œuvre de King est difficilement adaptable au cinéma. Article intéressant et bien argumenté, qui a le gros défaut… de dater de 1989 ! Autrement dit, avant les superbes adaptations de Misery, Dolores Clairborne ou la Ligne verte, qui viennent démentir tout ce que dit Ellison.
Tous ces articles adoptent une démarche classique — et sont, par ailleurs, d'un très bon niveau. Les autres sont plus originaux, mais ne sont pas les plus réussis. Roberta Lannes raconte une enquête qu'elle a menée auprès de jeunes lecteurs américains de King ; au final, l'article m'a semblé peu palpitant. Bien plus intéressant est l'article de Stanley Wiater sur les deux assistantes personnelles de Stephen King. Par contre, en choisissant l'angle humoristique, Roland Ernould n'est pas très convainquant avec son bestiaire des créatures mises en scènes par King dans ses romans et nouvelles. Je n'ai pas lu l'article jusqu'au bout. Stephen Spignesi raconte l'écriture de sa volumineuse encyclopédie consacrée à l'œuvre de King. La première partie est intéressante ; la fin, une suite de citations et d'anecdotes de personnes ayant croisé la route de King, est parfaitement inintéressante.

Les articles sont complétés par plusieurs interviews. De King lui-même, bien sûr — l'une date de 1982, l'autre de l'année dernière. Mais nous avons droit également aux confessions de Peter Straub (co-auteur du Talisman des territoires), de Berni Wrightson (dessinateur de la BD Creepshow et illustrateur de l'Année du loup-garou), Stanley Wiater (journaliste spécialiste de King), Stewart O'Nan (auteur et fan de King), Stuart Tinker (libraire de Bangor spécialisé dans l'œuvre de King), Charlie Fried (collectionneur). Autant d'avis qui apportent des visions différentes de l'écrivain, de son travail, et aussi de l'aspect fanique et médiatique du “phénomène King”.
Quelques pages sont consacrées à la bibliographie et à la filmographie de Stephen King, ainsi qu'aux sites Internet consacrés à cet auteur. Enfin, dans les soixante-quinze dernières pages, tous les livres, traduits ou non en français de King, sont résumés et analysés par divers auteurs français ou anglo-saxons.
Pas de doute, l'équipe de Ténèbres a fait un excellent travail. Le niveau des nouvelles est plutôt bon, et j'ai trouvé intéressants la plupart des articles. De plus, ils abordent un large éventail de thèmes concernant King, certains étant particulièrement originaux. Sans en faire une encyclopédie, ils font de ce pavé un ouvrage de référence, indispensable à l'amateur de cet écrivain majeur de notre temps.

Philippe HEURTEL
Critique reprise de la revue KWS n°40 (2001)


 

 

Par Philippe Heurtel - Publié dans : La mythique revue Ténèbres
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Dimanche 30 avril 2006

Moorcock is back !

En attaquant son édito par quelques chiffres sur les quatre premières années de Ténèbres (2 104 pages, 150 collaborateurs, 13 numéros), le rédacteur en chef de la revue, Daniel Conrad, aurait pu aussi glisser ceux de ce treizième numéro : 2 dossiers, 5 interviews, 12 nouvelles… Voilà de quoi rendre les 160 pages de la revue bien denses. Autant dire qu'il y en aura pour tout le monde ! Enfin, surtout pour les amateurs de fantastique…

Moorcock is back !

S'il y a un auteur qui domine ce numéro, c'est bien entendu Michael Moorcock. Qui n'a pas lu ses œuvres les plus connues comme Elric, Hawkmoon et les autres ? Point de vue notoriété, le bonhomme est un géant de la fantasy. Evidemment, cela rend son interview tout bonnement exceptionnelle. A elle seule, elle fait de ce numéro un must. Le mot est sans doute un peu fort mais l'événement est de taille. Bien sûr, les esprits chagrins diront que Moorcock n'est pas Stephen King. Il ne donne pas dans le " fantastique-qui-fait-peur ". Mais comme l'on peut s'en rendre compte dans sa nouvelle Un samedi soir tranquille à l'amicale des pêcheurs et chasseurs surréalistes, il sait aussi donner à ce genre quelques petites perles d'humour qui valent le détour. Le décalage permanent qu'il installe dans cette histoire de visite de Dieu dans un petit club tranquille est savoureux.
Dans le même ordre d'idée, on pourra aussi se délecter de la nouvelle de Jean-Pierre Andrevon. Si elle n'est pas franchement terrifiante, Il suffit d'un rien boxe dans la catégorie des plus émouvantes de ce numéro. Son héros, qui avec tendresse parle à son ami mort, possède assez de mélancolie et de force pour créer son petit effet et remuer le lecteur. On en redemande…

En vrac…

Remuer, bousculer, donner des frissons… C'est l'objectif de la plupart des autres nouvelles de la revue. On (re)découvrira au passage Florence Bourdhier et ses trois textes de pure terreur enfantine, Poppy Z.Brite et sa nouvelle complètement décalée sur le diable et son chat, Joe Lansdale et ses soucis d'estomac débouchant sur une légende urbaine, Richard D. Nolane et son angoissante plongée dans les univers sado-maso d'internet, Nancy A.Collins et sa nouvelle version du Retour de Martin Guerre, et enfin Philippe Caza (lorsque l'illustrateur prend son clavier pour raconter des histoires) et Andrea H. Japp.

Dense et éclectique !

Dense et éclectique constituent les meilleurs qualificatifs de ce numéro 13 de Ténèbres. Le choix proposé permet l'émergence de textes de très haut niveau et lisse certaines petites déceptions. Ici, il y en a vraiment pour tout le monde ! Ce serait bien le diable de ne pas y trouver son bonheur !

Jérôme VINCENT
Critique reprise du site ActuSF (2001)


 

 

Par Jérôme Vincent - Publié dans : La mythique revue Ténèbres
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